EXPO « Les Violettes du Montparnasse ou comment les lesbiennes et les féministes changent la société » à la bibliothèque Aimé Césaire jusqu’au 3 décembre 2025
Visites guidées au vernissage et au finissage à 19h
Du mercredi 5 novembre au mercredi 3 décembre 2026
VERNISSAGE : jeudi 6 novembre, 18h-20h avec visite commentée FINISSAGE : mercredi 3 décembre, 19h-21h avec visite commentée
FINISSAGE
21 artistes urbaines et 34 œuvres :
Gil KD
G6k_adams
La Meuf Street-Art
Lapin Mutant
Lou Hopop
Lucce Lucce
Marlène Ehrhard
Marquise Street-Art
McGM.19
Meuf One
Miss Green Grenouille
Nina Van Kidow
Pink
Raphaelle Emery
Stoul
Wild Wonder Woman
Zaretha Mostaza
Rouroune
Ariane Pasco
Chah2om
Diane.D2
Initialement programmée à la galerie du Montparnasse dans le cadre du droit des femmes en mars 2025 puis au Festival des Dramagouines et au Salon du livre lesbien en mai, cette exposition s’installe en novembre à la bibliothèque Aimé Césaire dans le cadre Festival des Fiertés LGBTQIA+ porté par la mairie du 14ème arrondissement de Paris.
Aujourd’hui, l’art urbain est investi par des artistes femmes féministes qui transmettent sur les murs de nos rues des messages féministes, directement accessibles aux passant.e.s de tout âge et de toute catégorie sociale. Un visuel, surtout une œuvre d’art, est bien souvent plus parlant et instructif qu’un discours ou un texte. Il percute d’emblée les consciences et interroge. Cet art de rue imprime des images fortes dans la tête. Les femmes s’embrassent, ont des poils sur les jambes, les vulves et clitoris s’exposent. Les artistes de cette exposition se font la voie/voix d’une libération des femmes, en somme la liberté des femmes de disposer de leur corps, de leur sexualité et de l’espace public, de façon d’autant plus efficace peut-être que leur art s’affiche justement dans l’espace public !
Nous sommes fières de pouvoir faire tourner cette exposition pour contribuer à une plus grande visibilité et connaissance des cultures féministes et lesbiennes, en écho à l’histoire du quartier du Montparnasse, à l’histoire de l’art et de la liberté des femmes. En effet, même si les féministes ont gagné des batailles essentielles pour le droit des femmes, ces droits restent fragiles et il y a encore bien des batailles à gagner. Ainsi, si l’homosexualité féminine ne se cache plus aujourd’hui, elle reste encore discrète et moins revendicative que les autres minorités sexuelles.
C’est à la Grèce antique qu’il faut remonter pour lire des textes valorisant une sexualité fière et non hétéronormée, notamment à la poétesse Sappho de l’île de Lesbos, qui célèbre l’amour lesbien. Et pourtant, les libertés ont été formidables dans les années 20 et à la Belle Époque : l’âge d’or des salons lesbiens (apparition du mot « lesbienne » en 1925). Mais après, mal vues et rejetées, les lesbiennes se cachent et sont invisibles jusqu’aux années 80.
Cette exposition propose de les rendre visibles, certaines à partir de portraits d’artistes, écrivaines, militantes etc. qui ont eu une réflexion sur leur lesbianisme. En effet, les lesbiennes ont contribué à changer l’art et les représentations genrées. Elles ont aussi beaucoup apporté à plusieurs mouvements sociaux (féministe, antisida, LGBTQ+…). Ce sont les années de l’épidémie de SIDA qui ravage la communauté homosexuelle, qui vont enclencher une militance radicale vers la reconnaissance des communautés LGBTQ+. L’artiste gay de street-art Keith Haring, activiste pour la cause des homosexuels et la lutte contre le sida, a marqué le regard qu’on porte vis-à-vis de la sexualité et du genre, surtout dans le domaine artistique et culturel. L’influence d’activistes LGBTQIA+ a modifié les attentes des spectateurs.trices mais aussi des exposant.e.s d’art. En effet, si l’œuvre de Robert Mapplethorpe peut encore choquer, c’est très loin du scandale de sa première apparition. Pareillement avec les œuvres provocatrices de Frida Kahlo. L’artiste mexicaine a toujours interrogé la féminité et la masculinité, proposant un discours féministe et une approche fluide de la bisexualité.
Plus spécifiquement, dans l’art urbain, art de rue, art roi de l’espace public où les femmes sont davantage exposées, art « hors-la loi » à ses débuts dans les années 60-70 à New-York, les artistes féminines sont encore aujourd’hui minoritaires. Et en danger dans certains pays où les extrémismes religieux régentent l’ordre moral et social. Même si les femmes artistes sont de plus en plus nombreuses à peindre des murs immenses, à évoluer en collectif, à défendre leur art, leur visibilité et se déclarer féministes. Mais qu’en est-il des artistes de street-art féministes et/ou lesbiennes ? Comment s’expriment-elles ? Il semblerait qu’il se crée un chemin dans une jungle hostile, par les questionnements sur l’identité sexuelle et les remises en cause des assignations sociales de genre que posent les premières artistes urbaines qui ont déconstruit le genre comme Kashink dès 2013. Mais laissons les artistes elles-mêmes nous répondre !
Visuel « Mi Reina.2 » by @la_meuf_street_art
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Raphaëlle Emery
Zaretah Mostaza
Meuf One
La Meuf Street Art
Lucce Lucce
Cha2om


