Marlène Ehrhard

Le travail de Marlène Ehrhard procède par thèmes et séries tels que ses « Dîners Parisiens », ses « Eves », ses « Nus » et dernière série ses « Portraits » rendant hommage à des icônes « pop » tels que des peintres, écrivains, poètes, musiciens et penseurs à l’âme tendre et révolutionnaire à la fois.
Son univers coloré et tout en courbes fait écho à Matisse, Fernand Léger, au Douanier Rousseau et à Keith Haring, tandis que ses coups de pinceaux énergiques rappellent le dripping de Pollock. Elle se réclame des Nabis aux intenses aplats de couleurs, des Fauves, du Blaue Reiter et bien évidemment du Pop Art.
Elle y puise une forme d’idéalisme à l’esprit «Peace & Love» qui apporte à ses œuvres un regard d’enfant, un regard-prisme duquel sort en arc-en-ciel la lumière qu’elle perçoit. Marlène décompose en effet la lumière de ce monde en autant de couleurs qu’il existe de particularités, alternant alors thèmes, techniques de peinture et surfaces employées.
Ses peintures Paix, Shalom, Salam et Peace donnent à voir des figures quasi animistes ayant une fonction symbolique au milieu de messages à valeur universelle. La Paix inscrite en différentes langues rappelle également que de nombreux pays ne la connaissent pas. Marlène prend alors le parti du rêve et de l’idéal, de la nécessité de faire évoluer les pensées afin de tendre vers un meilleur monde.
Son Arthur Rimbaud au visage lunaire semble être devenu le Petit Prince qui a grandi ; John Lennon et Yoko Ono, couple mythique ayant milité contre la guerre du Vietnam apparaissent en amants éternels sur fond de couleurs psychédéliques ; Simone de Beauvoir militante féministe et Nelson Mandela militant contre l’Apartheid se détachent sur le fond arc-en-ciel de la diversité à respecter.
Serena Bonomi-Karkour

